Tout ce qu’il faut savoir pour accueillir chez chevaux chez soi ! (1ère partie)

Bonjour à tous !

Il m’est venu en tête qu’après plus de 9 mois en tant que propriétaire “maison” de chevaux, je pouvais enfin vous établir la liste des indispensables à avoir et à penser afin d’être en mesure d’accueillir vos chevaux chez vous dans les meilleures conditions…

En effet, si c’est le rêve de chaque cavalier, c’est aussi un tout nouveau mode de vie qui s’offre à vous. Il va vous falloir faire quelques concessions, changer quelques habitudes et vous habituer à une nouvelle routine. Pour autant, je reste persuadée que c’est un excellent moyen d’évoluer dans sa vie et en tant qu’être humain… mais bon, ça, ça n’engage que moi ;-).

Les moyens techniques

Par moyen technique, j’entends ici tout ce qui suppose l’accueil physique de vos chevaux.

  1. Pour commencer, bien évidemment, votre cheval ne doit pas être seul chez vous, au risque de se retrouver très vite très perturbé et stressé. En effet, un cheval a besoin de ses congénères, condition indispensable à son bien être mental. Si pour certain (comme moi) ce n’est pas un problème car je possédais plusieurs chevaux, c’est un point à réfléchir si vous n’en avez qu’un : pouvez vous héberger plusieurs autres chevaux moyennant une pension ? Avez vous la possibilité d’accueillir au minimum un autre équidé ? La vie en cohabitation avec d’autres animaux tels que les chèvres, moutons est bien, mais ne suffira absolument pas si votre cheval est seul.
  2. Ensuite, la place. Avez-vous du terrain ? Et par terrain j’entends a minima 5 000 / 6 000 m². Certains crieront au crime, que ce n’est pas assez etc… Chacun voit midi à sa porte et c’est certain que plus vous aurez de terrain mieux ce sera pour vos chevaux. Pour autant, selon les régions, cela se révèle être mission impossible que de trouver 2/3 hectares. Autre “préjugé”; on entend souvent dire “1 ha par cheval”… cela vaut uniquement dans le cas où vous souhaitez nourrir votre cheval à l’herbe uniquement. Et pour cela, mieux vaut être dans une raison qui y est propice… Sinon, tant que vos terrains sont bien agencés, que vous avez la possibilité de reposer une partie de votre terrain, de faire des rotations, ce sera toujours 100x mieux qu’une vie en boxe avec un minuscule paddock attenant. Pour ma part, les chevaux sont dans environ 5 000 m², ce n’est pas énorme mais le terrain est délimité en deux grandes parties, il y a des butes, plein de petits passages étroits qu’ils adorent, ils ont largement la place de faire des grandes galopades et surtout les 3/4 sont secs toute l’année (je parle en connaissance de cause nous avons eu un record de pluie cet hiver !)  Car oui, il faut qu’une partie de votre terrain soit sec pour que vos chevaux puisse s’y réfugier en hiver. Pensez également, un “petit” terrain nécessite donc plus d’entretien, à savoir ramasser les crottins régulièrement pour éviter le surpaturage…
  3. Vous avez la place ? C’est parfait ! Pensez maintenant à un abri pour vos chevaux. Par abri, vous pouvez penser à des arbres qui les protègent du vent et les abritent un peu de la pluie. L’idéal bien évidemment reste l’abri/boxe mais rassurez vous, si dans un premier temps vous ne pouvez vous permettre de construire un boxe, tant que vos chevaux ont des arbres, haies, forêts pour s’abriter, ils iront bien !
  4. Vérifiez la flore qui habite votre futur terrain… Étudiez les arbres, y a t’il des érables sycomores ? Des chênes ? D’autres plantes toxiques ? Ce genre de détail nécessite une attention toute particulière, car cela peut vite devenir mortel pour vos chevaux… Personnellement nous avons du (malheureusement) abattre 3/4 gros arbres pour préserver la santé des chevaux avant leur arrivée.
  5. L’eau… un ruisseau parcours-t-il votre terrain ? Les chevaux peuvent-ils boire dedans ? Sinon, avez-vous la possibilité d’amener l’eau jusqu’au terrain ? Est-il raccordé ? Comment allez-vous faire en plein hiver lorsqu’il gèlera ?
  6. Votre terrain est-il sécurisé ? Est-il déjà clôturé ? Si oui comment ? Est-il en bord de route ? Peut-il bénéficier d’une surveillance régulière ? Il vous faudra donc peut-être penser à clôturer votre terrain, à acheter le matériel adéquat, à réfléchir à la façon dont vous allez l’électrifier : sur batterie, sur secteur, en panneau solaire ?
  7. Votre terrain est-il éclairé ? En plein hiver, si vous ne vivez pas sur place, aurez vous la possibilité d’aller les voir en fin de journée ? Si non, comment pourrez-vous vous organiser ?
  8. Le foin ! Renseignez-vous pour connaitre les fournisseurs près de chez vous, leurs tarifs, leurs conditions : est-ce qu’ils peuvent vous livrer, quel est le minimum de livraison… Et puis, pensez au stockage : avez-vous un abri pour le stocker ? Un hangar ? Sinon pensez aux solutions alternatives : une palette et une bonne bâche attachée font largement l’affaire ;-).

Et nous ne parlons là que de ce qui concerne le terrain des chevaux…

Et oui ! Voilà déjà les toutes premières questions à vous poser quant à l’accueil d’un cheval chez vous ou dans un pré que vous gérez. La suite, concernant le matériel indispensable à avoir, l’organisation, arrivera prochainement dans un prochain article !

Quoi qu’il en soit, j’ai conscience que toutes ses questions peuvent impressionner et décourager; il ne faut pas ! Vous verrez qu’une fois que vous aurez commencé vos recherches, ces questions et réflexions deviendront naturelles. Alors oui, cela vous prendra peut-être un peu de temps avant de trouver l’endroit “parfait”,  mais au moins une fois installés, vos chevaux auront toutes les conditions pour s’épanouir à vos côtés !

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