Ode à nos Animaux

On m’a déjà demandé si, parmi tous mes animaux, il y en avait un que j’aimais plus que les autres. Cette question pourrait avoir son sens, parce qu’il est souvent humain de faire des classements, d’afficher ses préférences…

Et pourtant, non. Tout simplement parce que l’amour que je porte à mes animaux ne se quantifie pas, ne se compare pas. Tout simplement parce que ce sont des êtres vivants à part entière et parce que, par un hasard auquel je ne crois pas, ils se complètent tous à mon égard à la perfection…

Nevada et Ori

Ce sont les deux premiers êtres (après mon chéri) que je vois le matin quand je me réveille. Généralement, ils passent plusieurs fois dans la chambre au préalable, pour vérifier que je dorme encore (ou me signifier doucement qu’il est l’heure de se lever).

Ils m’accueillent toujours, systématiquement, avec la même joie, le même entrain, la même affection. C’est comme si, à chaque fois, ils me disaient “Allez viens, une belle journée t’attend aujourd’hui ! Oublie tes doutes et tes peurs, regarde comme la vie nous sourit !” Ils m’accompagnent ensuite, m’escortent presque, comme pour me dire que je ne suis pas seule, que je ne le serai jamais.

Au cours de la journée, ils se font parfois discrets, parfois un peu moins. Parfois avec un trop plein d’énergie alors que je n’en ai pas, parfois plein d’affection alors que j’en manque. Et puis, le plus souvent, ils sont là tout simplement, couchés près de moi. Douce présence rassurante, comme deux ombres indissociables.

Véritables membres de la famille, ils me suivent où que j’aille, sont témoins de tous nos changements, ils évoluent avec moi et j’évolue grâce à eux.

 

Mega, Kaena et River

Là, c’est autre chose. Pas plus intense, pas moins profond, juste différent. Profondément différent des autres relations que l’on peut avoir avec nos animaux. Car les chevaux sont fondamentalement libres et indépendants. Ils évoluent dans leur monde et ont la générosité de nous accepter dedans.

Véritables initiateurs, ils ont été chacun à un moment de ma vie des éléments essentiels pour moi. Aujourd’hui, ils font partie de la famille, partie de notre quotidien et ils ne se passent pas un jour sans qu’on passe du temps avec eux, qu’on parle d’eux, sans qu’on évoque un moment vécu, une réflexion, une remarque. De par leur liberté, ils choisissent.

Chaque matin, chaque soir, chaque fois que je vais les voir, m’en occuper, je suis face à moi-même; je suis face à eux. Ils m’accueillent, me parlent, m’observent, me suivent. Parfois je plonge mon regard dans le leur et j’apprends. Parfois, je pose ma main sur leur chanfrein, je respire et je vis. L’instant présent. Car eux plus que tout sont dans le moment présent et ils me l’apprennent. Avec eux, je me déconnecte du “après”, du  “et si ?”.

Avec eux je perçoit le monde dans son entièreté, dans son authenticité. Ce sera parfois un contact direct, un souffle sur ma peau, une tête posée contre moi. Ce sera parfois un instant complice, un moment de jeu, un autre d’affection.

Parfois, ils resteront – ou je resterai – simplement en retrait, à les observer. Mais dans chaque situation, ils sont guides et savants. Ils apaisent, déconnectent et ressourcent. Ils me connaissent, m’acceptent et échangent avec moi.

Pour autant, souvent ils me pousseront hors de ma zone de confort, ils mettront en exergue mes faiblesses, non pas pour abaisser, mais bien au contraire pour -m-‘élever. Par un comportement nouveau, différent. Par une acceptation ou un refus.

Et je sais que, tant que je les écouterai, tant que je m’écouterai et toujours dans la justesse la plus pure, j’apprendrai à leurs côtés, j’évoluerai, je deviendrai qui je dois être, sans fard ni demi-mesure, sans gêne ni masque.

Uno et Geckho

Les chats, sont encore des êtres à part. Après tout, chaque être est unique. Et j’ai la chance d’évoluer avec des êtres entiers, au quotidien.

Uno, c’est mon protecteur, mon ange gardien. Uno, sans pouvoir vous l’expliquer, je sais qu’il veille sur moi, tout le temps. Uno, c’est celui qui dors avec moi la nuit, celui qui se blotti contre moi, chaque nuit sans exception. Parce qu’il sait, que la nuit est souvent mon ennemie. Alors il est là, il veille, il apaise mes craintes et efface mes doutes. Il me soigne, me calme, m’aide. Extraverti, il me parle, me raconte sa journée, ses joies et ses doutes. Et je lui réponds. Oui, chaque soir je lui parle, et les ombres de la journée semble tout à coup s’évaporer. 

Geckho, c’est une relation en cours. Chat de mon compagnon, j’entraperçois le lien si particulier qui les unit. Ils s’aiment ces deux, c’est une certitude absolue. Geckho, il lui faut du temps pour faire confiance, mais je sens qu’il m’accepte. Alors parfois, il vient à moi, il m’accorde sa confiance, m’offre ses câlins et sa douceur infinie. Il passe de plus en plus de temps avec moi, endormi sur le canapé, sur le bureau, dans le salon. Un peu comme Ori qui est arrivée à l’heure de la renaissance, Geckho incarne la sérénité absolue, le calme, l’équilibre. Et par un fait que je n’explique pas, Geckho est tous les jours avec les chevaux, dans leur parc. Je n’ai jamais été témoin d’une interaction entre eux, mais il y a fort à parier qu’entre eux, il y a quelque chose d’inexplicable… 

Alors à eux, à mes animaux, mes protecteurs, mes amis, mes guides et mes repères, je leur dédie ce texte et je les remercie de toute mon âme de me faire l’honneur d’être à mes côtés, de m’accepter telle que je suis et de passer au delà de mes faiblesses.

Même si, croyez le ou non, j’ai la sensation tenace qu’ils savent tout cela. Et qu’ils savent des choses que je ne sais pas encore.

Alors, plus que jamais, je me tais et j’écoute. 

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