Mes chevaux & le maréchal

Etre une propriétaire “maison” signifie de nombreuses responsabilités, la gestion du maréchal en fait pleinement partie. – la plupart des propriétaires ayant leur chevaux en club l’ont également cela dit -.

Durant mes années de club et même durant mon année de BAPAT, je n’ai jamais trop réfléchi à la question du maréchal et des fers. Je n’avais alors pas l’expérience ni le recul nécessaire pour pouvoir me positionner là dessus. Je suivais donc les directives des moniteurs, me fiant à leurs avis. 

Puis, au fil des années et de mon histoire “équestre” et plus précisément à l’entrée de Kaena dans ma vie, j’ai commencé à me poser sur la question. C’est d’ailleurs à ce moment là que beaucoup de choses ont changé dans ma vie et que j’ai commencé à appréhender la vie de mes chevaux différemment.

Le passage pied nu de Mega


Et pour cause, l’élevage de ma bichette, MND Paint Horses offrait à ses chevaux des conditions de vie idylliques, dans des dizaines d’hectares de prairie, en troupeau et pieds nus. 

|Je reviendrai plus en détails dans un autre article sur ma vision de la vie que je souhaite pour mes chevaux, car c’est un vaste sujet :-). |

Toujours est-il qu’à ce moment précis de ma vie équestre, les choses ont commencé à changer pour moi. Kaena a rejoint ma vie à ses 8 mois et, comme tout poulain qui se respecte, elle était alors pieds-nus. Après avoir discuté longuement avec ses éleveurs – qui sont devenus aujourd’hui des amis proches – et m’être renseignée sur le sujet, j’ai pris la décision de la garder pied nu une fois adulte. 

A cette époque là, Mega était en pension et travaillait régulièrement. Plus encore, il portait des “plates”, c’est une ferrure spécifique de l’équitation western des postérieurs qui aident les chevaux à “glisser” lors de nos “stops”. A cette période, je n’avais pas l’envie de le déferrer, beaucoup par appréhension car il avait été ferré une grande partie de son existence. Pour autant, je voyais évoluer ma Kaena sur diverses typologies de sol, aux trois allures, dans l’aisance la plus totale. Et l’envie de retirer ses fers à Mega faisait son chemin dans ma tête.

Je n’ai sauté le pas que quelques années plus tard, à l’arrivée de River dans notre quotidien. A ce moment là, j’ai décidé de mettre toute la petite troupe ensemble dans une écurie de propriétaire. Et, il était pour moi hors de question d’insérer des chevaux ferrés (des postérieurs) ensemble. River était quant à lui déjà pied nus depuis sa naissance, il fallait simplement que je saute le pas avec Mega.
En toute sincérité, j’avais beaucoup d’appréhension par rapport à cela. Notamment “à cause” de tout ce que j’avais pu lire un peu partout sur les difficultés des chevaux pied nu, les transitions fers/pied nu douloureuses, et j’en passe.
Je ne voulais bien évidemment pas que Mega souffre et en même temps je souhaitais lui offrir cette vie en troupeau qu’il n’avait jusque là jamais connu. Après de nombreuses discussions et échanges avec des professionnels, de nombreuses lectures; j’ai décidé de sauter le pas progressivement. D’une part, pour Mega et d’autres part car à l’époque il avait un travail régulier et je voulais qu’il reste à l’aise dans ses pieds. 

J’ai donc commencé à lui retirer ses fers aux postérieurs. Tout s’est très bien déroulé, excepté une légère période d’adaptation où il s’est retrouvé sensible au niveau des pieds, dû essentiellement à un parage trop court. 

Mais il s’est très vite adapté et aucune différence n’est apparue dans ses allures, son aisance ou son comportement. A la différence qu’il pouvait désormais vivre librement en troupeau. Et ça, c’était vraiment le pied ! (ouh, le jeu de mot).

Par la suite, pour diverses raisons, Mega est resté ferré des antérieurs. Je ne l’ai déferré totalement qu’à son arrivée à la maison, il y a six mois de cela. A ce moment là il était en retraite anticipée dû à un kyste dans l’os du grasset et donc en arrêt total. La transition s’est très bien déroulée. Il reste cependant légèrement sensible lorsque le parage est trop court, je dois donc m’assurer lors du passage du maréchal que celui-ci ne parre pas trop court.

Le parage des mes chevaux pied nus

Les chevaux vivent désormais à la maison sur une surface d’un peu moins d’un hectare. La typologie du sol est variée, meuble selon les endroits (des zones sablées), plus dures à d’autres. La disposition du paddock (foin d’un côté, eau à l’autre bout) les oblige à se déplacer régulièrement. De ce fait, j’ai pu observer au fil des semaines et des mois une usure naturelle de la corne. J’appréciais donc énormément de voir la nature faire son oeuvre sans notre intervention.

Cependant, cela n’empêche qu’ils ont besoin que le maréchal passe régulièrement afin de vérifier que tout est OK et pour enlever le surplus. Le maréchal vient donc régulièrement (tous les deux à trois mois) afin d’entretenir une bonne pousse du sabot. 
J’ai pour objectif, à terme, d’apprendre moi-même (et mon chéri) à parer les chevaux. Mais c’est un métier à part entière, il me faut donc au préalable acquérir les connaissances nécessaires pour faire les choses bien.

A faire à suivre donc !

Une séance avec le maréchal

Afin de partager avec vous notre quotidien, j’ai filmé le dernier passage du maréchal à la maison. Vous le verrez, c’est tout cool et dans la décontraction la plus totale. 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *